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2 juin, 2011

Marche agricole : La police interpelle 39 paysans à Yaoundé Le infortunés qui viennent des quatre coins du pays ont été arrêtés à la rue Ceper dans la nuit de lundi à mardi vers 1h 30.

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Marche agricole : La police interpelle 39 paysans à Yaoundé  Le infortunés qui viennent des quatre coins du pays ont été arrêtés à la rue Ceper dans la nuit de lundi à mardi vers 1h 30. dans Cameroun marche-paysans

 

 

 

marche-paysans dans LiensAu carrefour qui mène à la rue Ceper, un groupe de policiers a assiégé l’endroit. Les motifs de ce débarquement matinal restent mystérieux jusqu’au moment où on atteint l’entrée des locaux de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) : un imposant dispositif de sécurité a pris d’assaut l’accès de cette structure.
Assis sur des bancs de fortune, les policiers forment un front horizontal qui barre toute la servitude de passage. «Ici, on ne passe pas aujourd’hui ; on ne livre rien, même pas à manger», lance un policier à un individu. Les journalistes accourus sur les lieux, sont d’abord menacés avant d’être autorisés à rentrer. Dans l’enceinte de l’association, des paysans assis à même le sol, épuisés, le regard vif, ne comprennent rien. Les plus chanceux ont pu trouver des fauteuils.

Dans certains coins de la maison, des matelas sont repérables, signe qu’ils ont passé la nuit, en compagnie de leurs chèvres, moutons, poules et autres animaux dans ce lieu. La présence de cet impressionnant dispositif policier réside dans l’annulation de la marche paysanne prévue le 31 mai par l’Acdic dans les artères de la ville de Yaoundé. «On ne nous a jamais notifié d’une interdiction de marche ; c’est ce matin à 8h42 que le commissaire est arrivé avec une correspondance du sous-préfet daté du 30 mai dans laquelle il explique que c’est sur la base d’un acte préfectoral qu’il ne peut pas nous autoriser à marcher», explique Bernard Njonga. Sur la note de Luc Ndongo, sous-préfet de Yaoundé 1er, l’on peut lire: «(…) Je ne suis pas en mesure de vous établir et délivrer le récépissé y relatif, les manifestations à caractère vindicatif étant interdites sur tout le département du Mfoundi suivant acte préfectoral jusqu’à nouvel ordre». Aussi, poursuit Luc Ndongo, «vous voudriez par conséquent surseoir à votre manifestation du 31 mai qui tombe dans le coup de cette interdiction».

Brutalité
Pour le président de l’Acdic, cet acte préfectoral auquel n’est attachée aucune référence administrative ou de droit, est discriminatoire et sectaire. «Il faut qu’on nous dise à quelle date, quel préfet a pris cet acte et s’il a force de loi quand on sait que des manifestations sont organisées pour encenser le régime tous les jours sans qu’elles ne soient interdites».
Avant cet assaut policier sur les locaux de l’Acdic, des paysans venus participer à la manifestation prévue hier, ont été interpellés par les éléments du commissariat central n°1 vers 1h30 du matin, dans la nuit de lundi à mardi. «Nous faisions une veillée studieuse avec les paysans pour les sensibiliser sur les modalités de la marche pacifique, le respect des institutions et autres. A la fin de la réunion qui s’est achevée vers minuit et demi, des agriculteurs sont descendus se désaltérer dans le bar situé juste en bas de nos bureaux quand des policiers les ont embarqués sans aucune explication», indique le président de l’Acdic.
Au commissariat central n°1, une des victimes témoigne que c’est autour de 23 heures que les premières personnes ont été interpellées. «On était dans une alimentation située à quelques mètres des bureaux de l’Acdic lorsque la police est arrivée et a embarqué tous les paysans qui s’y trouvaient», explique Aboubakar, un des responsables des départements de l’association.

D’après le témoignage de ce responsable qui précise que l’arrestation s’est produite non sans brutalité, le bouclage de la rue Ceper par les policiers est intervenu vers 1h30. «Quand on est sorti, on a constaté que la route était barrée par les voitures de police et des vieilles carcasses ; ils nous ont demandé de les suivre au commissariat», poursuit-il. Outre des responsables de l’association, l’on retrouve aussi dans les cellules du commissariat central n°1 plusieurs paysans. Ce qui fait un total de 39 personnes interpellées pour «manifestation illégale».
Hier vers 15h30, des responsables de l’ambassade des Etats-Unis sont venus s’enquérir de la situation des paysans. Ils ont ensuite eu une séance de travail avec le président de l’Acdic après avoir encouragé les seigneurs de la terre.
En rappel, les agriculteurs ont voulu manifester pour dénoncer les travers du ministère de l’Agriculture, gangrené selon Bernard Njonga, par des scandales de corruption, de détournements de deniers publics, d’affairisme et autres.


Pierre Célestin Atangana

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