Maroua Infos REN

Bienvenue sur mon blog Le travail est la source de toute vertu.

  • Accueil
  • > Cameroun
  • > Transport routier : Début de calvaire pour camionneurs et voyageurs

7 juin, 2011

Transport routier : Début de calvaire pour camionneurs et voyageurs

Classé dans : Cameroun,Liens,Monde — marouainforen @ 16:33

Des pluies diluviennes perturbent la traversée du radier sur le Mayo-Boula dans l’Extrême-Nord.

Ce samedi 28 mai 2011, la circulation reste fortement perturbée au niveau du pont sur le Mayo-Boula à Salak, à quelques 20 km de l’entrée sud de Maroua, suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues ce jour là dans toute la région de l’Extrême-Nord. Les difficultés de traversée sont davantage accentuées par les travaux de construction du nouveau pont, ce d’autant plus que les vestiges de l’ancien ont été complètement détruits. Ce qui conditionne le passage des camions, des bus de transport en commun, des motocyclettes et même des piétons sur le seul radier, inondé en permanence par des flots d’eau. Une situation qui oblige les usagers à attendre pendant des heures que les eaux diminuent, avant toute traversée. «Quand nous sommes arrivés au niveau du pont à 7h, il y avait un flot d’eau qui ne permettait pas de traverser le radier. Il a fallu que 16h sonnent pour que les gendarmes qui réglementaient la circulation à ce niveau donnent le feu vert aux premiers véhicules de passer», témoigne un camionneur tchadien.

Les conducteurs de petits véhicules et bus de transport, au risque de se faire couler le moteur, ont simplement garé pour attendre les premiers mouvements vers 17h. Plusieurs voitures se sont d’ailleurs retrouvées coincées dans les eaux en pleine traversée.

Pessimisme
Les désagréments que subissaient au quotidien les usagers se résumaient en de longues files d’attente de part et d’autre du radier de franchissement, en amont du pont. Ce qui causait le retard dans le trafic. De même, les pluies entraînaient souvent les camions régulièrement en panne sur le radier. «Il ne pouvait se passer une journée sans qu’un à deux camions ne tombent en panne sur le radier. Parce qu’en période de pluies, le niveau d’eau sur le radier atteignait le niveau sensible des engins et du moteur. Quelquefois, des camions sont surpris par les eaux qui viennent en amont sans qu’il n’y ait de pluies à Maroua», raconte un motor-boy, régulier de cette ligne.
Les populations, qui ne sont qu’à l’entame de la saison des pluies, redoutent donc le pire. «Même lorsque le vieux pont n’était pas encore détruit, on avait les mêmes problèmes. A combien plus forte raison lorsque son squelette n’existe plus. Les travaux qui se font encore dans le lit du Mayo, vont inévitablement connaître des perturbations. On a donc quatre mois garantis de calvaire», déplore Nassourou Soudi, un camionneur.

De l’avis des ouvriers qui s’affairent au niveau du pont, le pessimisme est permis. Les usagers ne sont pas les seuls à pâtir de cette situation. En effet, même les travaux de construction du pont en souffrent parce que les pluies et le sable ont envahi le lit des poutres de soutènement. C’est le 14 juillet 2010 que les travaux de construction du nouveau pont sur le Mayo-Boula ont été lancés par le ministre des Travaux publics (Mintp).
Bernard Mesengue Avom déclarait alors que «ce pont sur la nationale N° 1, entre Figuil et Maroua, répond aux nombreuses attentes des transporteurs et usagers soucieux de rallier sans encombre aussi bien le Nord et la partie Sud du pays, que le Cameroun et son voisin le Tchad», compte tenu du programme d’intégration régionale décidé par nos chefs d’Etat en 2004 à Brazzaville, dans le cadre du plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (Pdct-AC)».
Le Mintp avait donné le délai de 18 mois à la société Comar, adjudicataire du marché de construction pour livrer le pont. Lequel devrait alors être inauguré en grandes pompes en octobre 2011, au plus fort de la campagne préélectorale pour la présidentielle. Mais à quatre mois de la date buttoir, rien n’a vraisemblablement avancé de façon significative. Mbesso Saidou, délégué régional des Travaux publics de l’Extrême-Nord, par ailleurs ingénieur du marché, signe pourtant mordicus que «les travaux vont respecter les délais».


Jacques Kaldaoussa

Une réponse à “Transport routier : Début de calvaire pour camionneurs et voyageurs”

  1. Brielle dit :

    Vous avez de bons points il, c’est pourquoi j’aime toujours verifier votre blog, Il semble que vous etes un expert dans ce domaine. maintenir le bon travail, Mon ami recommander votre site.

    Mon francais n’est pas tres bon, je suis de l’Allemagne.

    Mon blog:
    rachat credit sans hypotheque et demande de Rachat de credit

Laisser un commentaire

 

Culture Choc |
akdv |
Justice et liberté |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Chez PattCarbo
| Connaissez-vous vos droits ?
| wintershead