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26 mai, 2011

Crise au barreau

Classé dans : — marouainforen @ 16:48
Amadou Ali  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le double jeu d’Amadou Ali
Le Vice-Pm en charge de la justice a convoqué le président de l’Assemblée générale à une concertation avec le bâtonnier le 18 mai dernier.
Suite à l’échec de la rencontre, le Garde des sceaux a mis en place un comité de médiation visant l’annulation des actes du président de l’AG, Me Meli.

Par Léger Ntiga

 Barreau : Les raisons du report de l’Assemblée générale

Un conflit ouvert et soumis à l’arbitrage du Vice Pm chargé de Justice entre le bâtonnier Eta Besong et le président Hippolyte Meli.

L’ambiance n’est pas retombée au sein du barreau des avocats du Cameroun où plus de 72h après la publication de «l’avis de report de l’Assemblée générale», signé le 23 mai, l’acte continue de susciter de nombreux commentaires. En effet, initialement prévue les 28 et 29 mai 2011 (c’est-à-dire le week-end prochain), cette assise élective a été renvoyée à six mois plus tard (fin novembre), d’après l’acte signalé plus haut et qui porte la signature du président de l’Assemblée générale de l’Ordre des avocats du Cameroun (Pagoac), Me Meli. Une sortie de l’exécutif en charge de l’organisation des élections au sein du barreau diversement interprétée. Un report par ailleurs à l’origine de nombreuses supputations au sein de la famille des avocats du Cameroun.

Un environnement globalement pesant et assez lourd parmi les hommes en robe noire depuis que Me Meli a signé différents arrêtés constatant entre autre, l’inéligibilité de Me Eta Besong au Conseil de l’Ordre des avocats du Cameroun le 215 avril 2011. «Me Eta Besong Junior, avocat en service à Buea, membre du Conseil de l’Ordre et bâtonnier de l’Ordre, candidat ayant été membre du Conseil de l’Ordre des exercices 2006 à 2008, solidairement comptable devant l’Assemblée générale du barreau en raison de la désapprobation de leurs comptes et du refus du quitus de leur gestion morale et financière, sanction décidée en Assemblée générale du 15 janvier 2011 sur rapport des commissaires aux comptes», indique le texte alors pris par Me Meli qui se défend de l’orthodoxie.

C’est pour connaitre du litige né de ces actes que le Vice-premier ministre chargé de la Justice, Amadou Ali, a convié le Pagoac à une «réunion de concertation relative à l’Assemblée générale ordinaire et élective des 28 et 29 mai», le 18 mai 2011. Selon différentes sources au ministère de la Justice, à l’origine de cette assise tenue au ministère de la Justice et présidée par le Vice-Pm, Amadou Ali, une plainte du bâtonnier, Me Eta Besong qualifiant les actes de Me Meli d’illégaux. Au cours de la réunion que le Pagoac croyait préparatoire aux assises de cette fin du mois de mai 2011, il s’est retrouvé en face du chef du département et surtout du directeur des Professions judiciaires au ministère de la Justice, Jean-Claude Awana.

Contentieux
D’après des sources, au rang des arguments utilisés par Me Eta Besong, il y a celui selon lequel, le président de l’Assemblée générale veut pousser à une révolte des membres du barreau. Une attitude que nombre de ses confrères qualifient de «politique». En face, Me Meli, interpellé par le vice Pm Amadou Ali qui s’estime visé par une grogne éventuelle des avocats, a soutenu que les actes de candidature parvenus à l’organe en charge de l’élection, sont «contraires aux valeurs et principes édictés par les dispositions de l’article 59.2 in fine des règlements intérieurs du barreau et article 52 alinéa 3 de la loi organique».

Dans son propos au cours de la réunion de concertation du 18 mai, le président de l’Assemblée générale de l’Ordre des avocats du Cameroun, Me Hippolyte B T Meli, a surtout fait savoir que les lois républicaines sur la gestions des élections au Cameroun répartissent leur organisation en trois phases à savoir, la période pré-électorale concernant le fichier électoral et la gestion des candidatures et la logistique; le scrutin proprement dit et la période postélectorale susceptible de ressortir au contentieux. Me Meli souligne surtout que ses actes ne peuvent être interprétés que par lui.
C’est donc en s’appuyant sur à la fois les lois en vigueur au Cameroun et les textes internes du barreau que le Pagoac a invalidé les différentes candidatures dont celle de l’actuel bâtonnier, Junior Eta Besong, au Conseil de l’Ordre lors dans la perspective de l’Assemblée générale initialement prévue au cours du mois de mai finissant. Des arguments dénoncés par le bâtonnier qui a reconnu n’avoir pas financé l’informatisation du fichier électoral pour cause de défaut de la ressource financière. Ce à quoi il faut ajouter la récrimination de Me Meli au sujet de la transparence du fichier du barreau (corps électoral).

Toujours est-il que la réunion du 18 mai va se solder par un échec qui va pousser le garde des Sceaux à former une commission de conciliation dirigée par le directeur des Professions judiciaires, Jean-Claude Awana. Représenté dans ladite commission par son vice-président et son secrétaire, Me Meli considéré comme un dur, va refuser de signer le protocole d’accord préparé à cet effet. Et pour cause, le texte comporte comme préalable, la validation des candidatures déchues. Des actes n’ayant à ce jour, fait l’objet d’aucun recours. C’est donc au sein du barreau que le bâtonnier entouré de ses collaborateurs et le président de l’Assemblée générale, lui aussi entouré, sont parvenus au report de l’Assemblée générale dimanche dernier.
A la condition que le fichier électoral soit informatisé et qu’aucun des arrêtés pris ne fasse l’objet d’aucune annulation. Interrogé sur ce qui est devenu un conflit ouvert, Me Eta Besong, joint au téléphone par Mutations, a soutenu qu’il est du ressort du président de l’Assemblée générale, de convoquer les assises de cette instance. Pour lui, depuis l’invalidation de sa candidature, il ne s’en tient qu’à ses prérogatives. De son côté, Me Meli dit ne pas vouloir s’étendre sur cette question qui pourrait le distraire de la bonne organisation de la prochaine Assemblée générale. Pendant ce temps, un mauvais vent balaie les robes enfiévrées du barreau du Cameroun.

Léger Ntiga

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