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27 mai, 2011

Panique Le recteur interdit un débat à Yaoundé I

Classé dans : — marouainforen @ 15:14
 

  Après avoir autorisé l’échange, Oumarou Bouba s’est retracté à quelques heures de la conférence-débat.
Le thème sur les intellectuels et la problématique du développement a été finalement débattu à l’université de Yaoundé II.

Par Georges Alain Boyomo

 

Oumarou Bouba recteur de Yaoundé I

 
 

 

 Université de Yaoundé I : Le recteur censure un débat sur les intellectuels

Oumarou Bouba invoque l’occupation de l’amphi 700 tandis que les organisateurs parlent de frilosité.

Panique Le recteur interdit un débat à Yaoundé I  dans Cameroun oumarou-boubaAprès le débat sur la motion de soutien des universitaires à Paul Biya le mois dernier, le Centre d’études stratégiques pour la promotion de la paix et le développement (Caped) a organisé hier au campus de l’université de Yaoundé I, une conférence-débat sur le thème : «les intellectuels et la problématique du développement». Avec pour intervenants l’économiste Roger Tsafack Nanfosso, le philosophe Sindjoun Pokam, le député Jean-Marie Nga Koumda, l’opérateur économique Philippe Tagne Noubissi, le président du Mouvement des entrepreneurs du Cameroun (Mecam), Daniel Claude Abaté et le président du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), Olivier Behlè. Le modérateur de cet échange était le directeur de l’Esstic, Laurent Charles Boyomo Assala.
Chose curieuse, le débat n’a pas pu se tenir à l’amphi 700 comme annoncé par les organisateurs dans la presse. C’est pourtant cette salle qui avait abrité le face-à-face houleux et très couru sur la motion de soutien des universitaires, entre le camp du ministre Jacques Fame Ndongo et celui de Mathias Eric Owona Nguini. Pour le 2e numéro du débat programmé hier, le recteur de l’université de Yaoundé I n’a pas accordé d’autorisation au directeur du Caped, Alain Fogué Tedom.

Dès lors, les panélistes et l’assistance se sont déportés, en désespoir de cause, à l’amphi de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la Communication (Esstic), établissement de l’université de Yaoundé II, à quelques encablures de l’amphi 700. «Les censeurs ont encore frappé, pourtant il n y a rien de séditieux dans le débat que nous avons annoncé», explique M. Fogué.
Au rectorat de Yaoundé I, l’on indique de manière laconique que «la salle était déjà réquisitionnée pour autre chose». Sauf que, vérification faite, l’amphi en question n’était pas occupé le temps du débat d’hier. Ce qui tend à crédibiliser l’avis d’une autre source selon qui le recteur Oumarou Bouba a estimé que «l’université ne doit pas devenir un centre de débat politique». Un propos que entre en contradiction avec son mot de bienvenue devant le Minesup lors du débat sur la motion de soutien. En effet, le patron de la «mère des universités» avait alors déclaré sa satisfaction d’accueillir ces «agapes intellectuelles».
Laurent Charles Boyomo Assala, qui a pris sur lui d’accueillir ce débat au sein de l’Esstic a expliqué, pour sa part, que «compte tenu de la qualité des personnes invitées, de l’importance sociale du débat et de la volonté de placer les étudiants formés à l’Esstic à un certain niveau de compétence, je n’ai pas hésité à accueillir cette conférence-débat». L’interdiction du débat d’hier à l’UyI survient dans un contexte préélectoral, où un vent de restrictions de libertés souffle sur le Cameroun, notamment à Yaoundé et Douala.

Georges Alain Boyomo

 

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