Maroua Infos REN

Bienvenue sur mon blog Le travail est la source de toute vertu.

  • Accueil
  • > Rencontre Gouvernement Tchadien – Opposition Militaire Tchadienne : LE DIALOGUE A TOURNE COURT !

5 novembre, 2010

Rencontre Gouvernement Tchadien – Opposition Militaire Tchadienne : LE DIALOGUE A TOURNE COURT !

Classé dans : — marouainforen @ 23:09

Opposition_militaire_tchadienne_et_delegation_gouvernement_.jpgCeux
qui avaient trop hâtivement cru qu’en expédiant une délégation de
« négociateurs » rencontrer les leaders de l’opposition militaire
Tchadienne à Khartoum, Deby s’était enfin engagé à rechercher la paix,
en sont aujourd’hui pour leurs frais : Il
n’y a pas eu de dialogue à Khartoum, mais plutôt un scabreux
monologue des émissaires de N’djamena qui n’ont brandi – les yeux hors
de leurs têtes et la main sur leurs pistolets – qu’une seule
alternative : la reddition ou le ralliement. Ça ou rien. Forcément,
le dialogue a tourné court. Les forces de la Résistance ne se sont plus
senties concernées par une telle perception de la
recherche de la paix.

C’est
ainsi
que la délégation gouvernementale s’en retourne ce jour à N’djamena,
emportant dans la soute de son avion la responsabilité de cet échec –
un de plus – dans la recherche d’une paix qui, plus que
jamais, demeure hypothétique.

 

 
Suite...

Sous la conduite – pas
très éclairée, il faut
l’avouer – du fameux «  médiateur national » Abderamane Moussa, une
délégation de quelques caciques du régime MPS est partie de N’djamena –
tout le monde le sait – le 31 Mars dernier
pour se rendre à Khartoum dans le but – officiellement affirmé –
d’animer une rencontre préliminaire dite de négociation de paix avec les leaders de
l’opposition militaire Tchadienne.

Comme membres
(treize) de cette délégation –
beaucoup le savent aussi – il y avait : Asseid Gamar Sileck ( député
MPS ), le « général » Kalimi Koudimi ( qui a eu à diriger à plusieurs
reprises des opérations de
répression contre la résistance militaire), le « général » Mahamat
Delio ( cousin de Deby), Ahmat Mahamat Bachir – le « perroquet
national » ( ministre de l’Intérieur), et
quelques autres seconds couteaux de la dictature qui ont débarqué à
Khartoum  les sourcils froncés et les mâchoires crispées. Preuve de leur peu de
disposition au compromis.

En tout cas, de l’avis de bon nombre d’observateurs,
Deby aurait pu trouver mieux pour composer une délégation aux missions aussi délicates.

 

Quoi qu’il en soit, cette équipe a rencontré les
leaders de la Résistance militaire Tchadienne le 1er Avril – quelle idée ! – et les deux jours qui ont suivi.

Il importe en tout cas
de préciser que le général
Mahamat NOURI – qui avait subodoré que cette rencontre ne pouvait
déboucher que sur un cul de sac à cause du manque d’épaisseur de
l’équipe envoyée négocier – n’a pas voulu, dès le départ, y
prendre part. C’est sur la grande insistance de la plupart de ses
camarades, et même des autorités Soudanaises, que le président de l’UFDD
consentit enfin à changer de posture..

Le vendredi 02 Avril, en guise de salamalecs, les
envoyés de Deby ont proclamé une prétendue volonté d’aboutir à la paix.

En face les politico
militaires ont affirmé leur
perpétuelle disposition au dialogue et à la paix, surtout dans la
perspective d’un dialogue franc et sans faux fuyants dans le cadre
duquel les causes réelles de la fracture, ainsi que les
véritables conditions susceptibles d’aboutir à une paix véritable et
durable,  seraient pris en compte.

 Mieux : l’UFR s’est réjouit que le gouvernement Tchadien ait enfin reconnu la réalité de son existence, ainsi que le fait  qu’aucune solution de paix ne  pouvait être trouvée sans l’implication de cette entité ayant unifié l’essentiel des
formations engagées dans la lutte armée.

Mais samedi 03 Avril,
les émissaires du despote ont
montré – comme on dit –leur vrai visage. Ils ont campé une posture
aussi butée que radicale : Pas question de l’implication d’un autre
médiateur autre que celui Tchadien. Ils n’ont pas
voulu, non plus, entendre parler de la participation à ces
pourparlers de la communauté internationale suggérée par l’UFR.

Ainsi pour les
émissaires de N’djamena, ni l’ONU, ni
l’Union Européenne, ni l’UA, ni la CEMAC, ni la CEN SAD n’avaient
rien à faire dans ces pourparlers où, en fait, leur présence aurait été
indubitablement positive.

Et enfin, ils n’ont – en substance – délivré qu’un
seul message : « Revenez au Tchad, nous sommes en train de le construire, et vous aurez tout ce que vous voudrez »

En clair : Déposez vos armes et venez rallier
notre régime sans poser de conditions !

Face à un discours
aussi peu rassurant, les membres
de l’UFR – qui avaient bien pressenti qu’il y aurait peu de chances
que le langage de cette délégation vole bien haut – ont néanmoins
demandé quelles garanties leur étaient
offertes.

Bachir3.jpg« Aucune garantie », a aboyé le
« perroquet national »  Mahamat Bachir – qui semblait même en état d’ébriété – « nous sommes en train de construire le Tchad, si vous
voulez le faire avec nous, venez, sinon restez là où vous êtes ! »

 

« Mais », aura questionné un leader de l’UFR,  « on a vu des opposants comme Abbas Koty
revenir au Tchad sans aucune garantie, ils ont été bousillés par la suite. »

 

Réponse du tac au tac de Mahamat Bachir encore pus
furieux : « Nous sommes venus ici vous dire de revenir au pays. Si vous y revenez pour faire des bêtises comme Abbas Koty, vous serez aussi
bousillés comme lui ! »

Pas très diplomatiquement correct comme
réponse !

 

On comprend donc que l’échange ait vite, et même très
vite, tourné court.

Il était clair comme de l’eau de roche que la
délégation dictatoriale n’était venue à Khartoum qu’avec des diktats dans ses valises, sans aucune concession à faire :

Et une fois de plus, l’UFR a étalé aux yeux du monde
entier et de l’Afrique son inépuisable propension au dialogue et à la recherche de la paix.

La délégation de l’UFR
a réaffirmé – avec une
formidable dignité – sa disponibilité à résoudre, par la voie
pacifique, les problèmes du Tchad, pourvu que ce soit dans le cadre d’un
dialogue inclusif franc, un cadre qui gagnerait même à être
enrichi par le parrainage de cette communauté internationale qui
pourrait ainsi être le témoin et l’artisan d’une paix qui n’est que trop
souhaitée depuis plus d’une demi douzaine
d’années.

Mais les émissaires de
Deby qui n’ont certainement
fait que respecter à la lettre ce qui leur avait été prescrit pare
leur maître à leur départ de N’djamena, ne s’en sont tenus à Khartoum
qu’ à des injonctions qu’ils n’ont fait que débiter de
façon répétitive, provoquant ainsi  la fermeture d’un dialogue qui aurait pu réjouir toute l’Afrique s’il avait été conduit de manière
sincère..

Selon l’agenda de la
délégation Gouvernementale, elle
devrait quitter Khartoum ce dimanche 04 Avril ou le mardi, selon
d’autres sources, avec la certitude encore plus affirmée que jamais
l’opposition Armée n’acceptera une négociation de paix au
rabais, et encore moins une humiliante reddition après tant de
sacrifices et de martyrs.

Quelle sera la suite de cet échec cuisant de la
dictature sur le sol Soudanais où Deby avait aboyé, il y a quelques semaines encore,  être un homme de paix, mais dont le régime est incapable de
conduire des pourparlers de paix avec cohérence ?

Difficile de dire
comment cela va se passer du côté
de la dictature qui devra multiplier les contorsions face aux
pressions de la Communauté internationale qui le presse de faire la paix
avec son opposition.

Mais pour ce qui concerne l’opposition militaire -
représentée
de façon disparate en
pareille circonstance
 - les choses sont déjà
clairement définies :
Au lendemain de cette comédie, un congrès de l’UFR doit se tenir
dans les plus brefs délais, indispensable de lever les malentendus,
divergence et contradictions en son sein depuis l’échec de
l’offensive de mai 2009.

Un congrès dont
l’objectif est de redessiner les
contours de la nouvelle option de lutte armée contre un régime
autiste qui ne pense décidément qu’à aller jusqu’au bout de sa
dictature.

La Résistance Armée qui
vient d’être requinquée dans sa
détermination face à la petitesse des hommes et des politiques du
camp honni, vient de se voir davantage dopée par une détermination
nouvelle à aller jusqu’au bout de sa résistance, c’est à dire,
jusqu’à la chute du régime MPS et de son gourou.

 

Par A.K | Ndjamena-matin

 


Deby_discours.09.2.10.Khartoum-AFP.jpgDepuis le lundi 15 février un extrait du discours prononcé par Idriss Deby (Photo: AFP)
lors de sa visite du 08 Février dernier à Khartoum défile en boucle -
et sans
discontinuer – sur la bande défilante du site internet de la
Présidence de la République du Tchad. Un extrait qui appelle – ni plus
ni moins – les combattants de la Résistance armée à revenir au
Tchad sans crainte. Du jamais vu, du jamais entendu, du jamais lu !


 


« Je saisis l’occasion de
mon séjour à Khartoum pour dire à mes frères tchadiens qui, pour une
raison ou pour une autre, ont choisi la voie de la
violence d’opter pour la voie de la raison, et de rentrer au pays.
Je m’engage à leur assurer toutes les garanties de sécurité pour leur
permettre de s’insérer honorablement dans la vie publique
et civile. » 
: Voilà exactement le texte – et pour tout dire le
petit morceau de discours – qui n’en finit pas d’animer et d’illuminer,
à l’attention du monde entier, le site
officiel de la Présidence de la république du Tchad depuis le lundi
15 février 2010.


Un texte qui, bien évidemment,
affiche de manière on ne peut plus spectaculaire ce qui semble être une
option nouvelle du maître de N’djamena.


Conséquence : une énorme
question taraude forcément tous les esprits : Faut-il prendre pour
argent comptant cet engagement trop beau pour être
vraiment sincère affirmé de manière un peu trop ostentatoire par un
autocrate qui n’a jamais – mais alors au grand jamais – manifesté la
moindre intention de faire des fleurs à tous ceux
qu’il considère comme ses ennemis?


Quoi qu’il en soit, les
observateurs les plus prudents se contentent de le prendre pour ce qu’il
est au premier degré, c’est-à-dire : une démarche d’un
genre encore jamais vu de la part du chef du clan des Itno qui, ici,
pour la première fois depuis plus de dix ans, a qualifié de « frères tchadiens»  ceux qu’il n’a jamais
dédaigneusement qualifiés que de  « mercenaires ».


Ce revirement aurait-il été inspiré par le chassé croisé
franco-libyen que l’on sent de façon subliminale derrière le brusque
changement de ton et d’attitude de Deby ?


Et du coup, voilà l’opposition
politico-militaire réduite à se gratter la tête et la barbe, car elle a
le devoir de réagir de manière prompte et conséquente
face à cette nouvelle situation qui ne manque pas de piment. En
effet, après avoir été sommée par les autorités soudanaises de quitter
leur territoire
il y a quelques jours, elle
s’apprêtait à monter à l’assaut de N’djamena pour une offensive finale.
Mais voila que subitement, le pouvoir tchadien, contrairement
à son éternelle posture belliqueuse, lui tend littéralement la main.


Face à cette nouvelle attitude
du régime au pouvoir à N’djamena, les politico-militaires, et
principalement l’UFR, ne peuvent ne pas tenir compte des nouvelles
dispositions du pouvoir Mps. En effet, jamais jusqu’ici le maître du
Tchad n’avait un seul instant laissé entrevoir la plus infime
possibilité, ou éventualité, de dialogue avec l’opposition
militaire qui ne lui a, en fait, toujours donné que des cauchemars.
Et ils sont nombreux, dans les rangs de l’opposition radicale à
N’djamena, à s’être dit que Deby cherche certainement à rouler
tout le monde dans la farine, à commencer par le Soudan. Ces
appréhensions sont d’autant plus justifiées que, jamais on n’a vu Deby
tenir ses promesses.


Depuis toujours, face à la
résistance militaire, sa stratégie est demeurée immuable : acculer les
patriotes engagés dans la lutte armée à la capitulation,
au ralliement pur et simple ou… à défaut, combattre jusqu’à la mort.


Plus cynique, Deby s’est
toujours singularisé par sa constante capacité à ne jamais respecter ses
engagements vis-à-vis de ceux qui ont commis l’erreur de
faire confiance à ses promesses. En tout cas, Idriss Deby est réputé
comme homme ne faisant jamais de cadeaux à quiconque serait amené à
négocier avec lui.


Cette logique semble même avoir
été maintenue dans la lettre et l’esprit des accords de normalisation –
dits de N’djamena – dans lesquels il est bel et bien
stipulé dans l’article 6 que « à
défaut d’accepter la paix de leur gouvernement, les groupes rebelles
feront l’objet de désarmement et de
neutralisation. Les groupes rebelles neutralisés et désarmés ont le
choix, soit de renter dans leur pays d’origine, soit de résider dans un
pays d’accueil en qualité de réfugié
(…) »


Bref aucune ouverture n’a
sérieusement été envisagée dans ces « accords » pour une éventuelle
négociation raisonnée vis-à-vis des groupes
politico-militaires, surtout Tchadiens !


 On comprend donc que, arrivé à
Khartoum, Idriss Deby ait pris les uns et les autres de court en
invitant à haute et intelligible voix « ses frères tchadiens » à revenir au pays.


Il est vrai que ce discours
aurait été encore plus complet si, pendant son très bref séjour en terre
soudanaise, Deby avait rencontré, ou serré la main à
« ces frères » qui,
presque tous étaient présents à la capitale soudanaise ce jour là.
Selon certaines informations, Deby aurait
catégoriquement refusé l’offre des Soudanais de lui faciliter une
négociation directe avec son opposition pendant son séjour. Deby aurait
dit sèchement à son homologue soudanais dans des termes
politiquement incorrects qu’il ne traite pas avec des
« mercenaires ».


En tout cas, voilà Idriss Deby
avec revirement à 180 degrés qui invite l’opposition militaire à revenir
au Tchad. Mais à quelles conditions, et dans quelles
conditions ?


Si cette invitation est aussi
sincère qu’elle veut paraitre, il faudrait bien que toutes les modalités
de retour soient méticuleusement formalisées et
entérinées par un scrupuleux modus operandi.


Des préalables sont d’autant
plus incontournables que Timan Erdimi, Mahamat Nouri, – et les autres
leaders de l’UFR – ne peuvent tout de même pas rentrer à
N’Djamena, la Kalachnikov à l’épaule, suivis de leurs hommes sans
savoir à qui s’adresser, et surtout sans savoir de quoi le lendemain de
leur arrivée sera fait !


Et parlant notamment du
lendemain de l’éventuel retour au pays des combattants de la résistance,
Idris Deby a bel et bien fait cas de son engagement personnel
à « leur assurer toutes les garanties de sécurité pour leur
permettre de s’insérer honorablement – il a bien dit HONORABLEMENT –
dans la vie publique et civile ».

 Est-il réellement disposé à tenir ces formidables – trop
formidables – promesses vis-à-vis de ces politico-militaires qui
n’auraient pas tort de se méfier de ces promesses trop mielleuses
pour être sincères ?


Mais, il faut le dire, ces
promesses de Deby – faites publiquement devront être construites sur des
socles solides et sincères, ne laissant plus aucune place à
la duplicité. Ce qui signifie, ou induit à tout le moins, des
accords, des engagements mutuels, des préalables à établir sereinement.
Surtout que quand il parle de réinsertion dans la vie publique et civile, Idriss Deby voudrait-il dire qu’il serait hors de question que les militaires de carrière qui reviendraient au pays ne
seraient plus réadmis dans l’Armée ?


Autant d’énormes questions qui
donnent du grain à moudre aux observateurs de tous crins qui, pour
l’heure demeurent tout simplement sceptiques quant à une
profonde sincérité de Deby à laisser rentrer les rebelles au Tchad.
C’est ainsi que à gauche comme à droite les uns et les autres attendent
de voir jusqu’où le régime de Deby veut franchement
aller cette fois dans le sens d’une paix réelle et totale avec les
rebelles.


Et en fait de paix réelle, celle-ci ne devra commencer que par de paisibles conditions de retour au pays.


Le reste ne relèvera par la suite que du respect des engagements que les parties prenantes prendront.


D’ici là, tout le monde a
entendu Deby s’engager à assurer « toutes les garanties de sécurité pour
une réinsertion honorable », et selon des murmures
perçus par ci et par là, toute une organisation serait en train
d’être mise en branle pour fixer les conditions et cadre des entretiens
entre les émissaires du pouvoir de N’djamena et les
dirigeants de la résistance.


Il reste à l’opposition de peser et soupeser ces garanties…


Mais pour beaucoup d’observateurs, tout ceci n’est qu’une mise en scène

minutieusement réglées, destinées à l’opinion nationale et internationale à lui faire croire que Deby veut pacifier les relations avec son voisin et son
opposition. Deby est, et reste égal à lui-même. Les tchadiens ne sont pas dupes de cette manœuvre machiavélique du Palais Rose visant à amadouer et à
endormir tout le monde. Il n’est
donc pas étonnant que demain ce même Deby « pacifiste » tiendrait un
discours belliqueux vis-à-vis du Soudan. A
suivre…


 

Par D.D | Ndjamena-matin  

———
Lire aussi:

 

 


UFR-membresA la suite
de
la spectaculaire visite d’Idriss
Deby à Omar Hassan el Béchir le 08 Février
dernier, beaucoup d’observateurs ont accueilli de manière très optimiste les propos tenus entre les deux chefs d’états.
 


 


Mais au-delà, et à l’analyse de
certains frémissements enregistrés ces derniers temps entre les
capitales Françaises et Libyennes, il se murmure avec
insistance dans l’entourage très proche du Président Tchadien que la
perspective de l’ouverture d’une brèche de dialogue – voire de
négociation – entre le régime en place à N’djamena et les
mouvements politico militaires qui lui sont opposés se dessinerait
avec de plus en plus de netteté. Et ce, dit-on, sous l’impulsion de la
France et de la Lybie.


 


Et selon l’un des caciques les
plus solides du régime MPS – qui a exigé l’anonymat relativement à cette
révélation – Idriss Deby serait en train d’envisager
sérieusement le principe – et même la tenue très rapide – d’un
dialogue direct et sans exclusion avec toute l’opposition armée, mais à
condition – précise la même source – que les pourparlers
s’inscrivent dans le cadre de l’ancien accord de Tripoli.


Il se dit aussi, sans que cela
soit formellement confirmé, que les choses seraient si bien avancées que
la plus grande partie de l’opposition armée Tchadienne
de l’Est ne serait pas réfractaire à cette perspective, et serait
même prête à mobiliser dans les prochains jours une forte délégation en
direction de Tripoli dans le sens de cette éventualité. A
suivre.


 


Par D.L | Ndjamena-matin

———
Lire aussi:

 

 010
4
28
/01
/2010
16:29


Deby_Khadafi_Libye2.jpgJeudi
21 Janvier dernier le
président François Bozizé de Centrafrique débarque à Tripoli et
converse longuement avec Mouammar Kadhafi sur maints sujets de grande
importance, notamment sur les conflits en
Afrique.


Le lendemain, 22 janvier, Idriss Deby Itno du Tchad lui emboite le
pas, et s’entretient à son tour pendant plusieurs heures avec le guide
de la Jamahiriya Libyenne sous sa légendaire
tente.


Au même moment, tous les leaders des mouvements politico militaires
composant l’UFR sont convoqués et logés à Khartoum par les autorités
Soudanaises. Ce serait – n’en finissent pas de susurrer
certaines langues indiscrètes – en prélude d’un imminent, et plus
que probable, déplacement collectif de ceux-ci pour Tripoli, aux fins
d’une rencontre avec le guide libyen, dans l’optique d’une
négociation avec le régime de N’djamena.


Et sans oublier que, depuis près d’une demi-dizaine de jours, toutes
les factions militaro politiques du Darfour sont réunies à Doha au
Qatar pour des négociations avec le régime d’Omar Hassan el
Béchir sous l’égide du négociateur en chef de l’Onu et de L’U.A.


En mettant bout à bout ces faits – qui sont loin d’être anodins ou
sans rapport – bon nombre d’observateurs n’ont guère hésité à subodorer
une rencontre –ou à tout le moins – un rapprochement
entre Deby et son opposition militaire. Dans la logique globale de
la politique de « normalisation » en marche depuis quelques mois entre
Khartoum et N’djamena.


Trop beau pour être vrai ?


Depuis
quelques mois, de sinueuses tractations se déroulent successivement, et
alternativement, entre les capitales du Tchad et
du Soudan en vue de l’aboutissement à ce que le jargon diplomatique a
élégamment nommé « accords de normalisation » entre ces deux pays.


Une
normalisation consistant en fait, et d’accord partie entre les deux
pays, à en finir une fois pour toutes avec les actions militaires des
groupes
rebelles opposés à l’un et l’autre régime.


Si
depuis plus de dix ans il a été établi que les attaques des mouvements
rebelles hostiles à Omar el Béchir sont invariablement
parties du territoire Tchadien, et ceux des opposants à Deby lancés à
partir de la frontière Soudano Tchadienne, cet état immuable de choses a
forcément offert sans arrêt le prétexte à ces deux
chefs d’Etats de s’accuser mutuellement de soutenir – voire de
financer – les rebelles de l’un contre l’autre.


A
plusieurs reprises des tentatives de conciliations et même de
réconciliation ont été entreprises et menées souvent de façon
fort sincère – par des chefs d’Etats ou des organisations sous
régionales – afin que ces deux présidents en finissent avec les
présomptions de culpabilité de soutien des mouvements de rébellion
de l’un contre l’autre.


Il
faut même reconnaître et louer le fait qu’à plusieurs reprises le Qatar
s’est investi à fond pour mettre un terme, non
seulement aux rapports empoisonnés entre les deux chefs d’Etats,
mais aussi entre les factions rebelles militarisées opposées aux deux
régimes en place à N’djamena et
Khartoum.


Et le moins qu’on puisse dire est que le Qatar n’est toujours pas fatigué de cette besogne, lui qui – à l’heure où nous sommes -
est en train de servir de cadre, à Doha, à des
négociations serrées entre le régime d’Omar el Béchir et les rebelles les plus irréductibles du Darfour
.

Des négociations directes menées tambour battant sous l’égide de
médiateurs qatarites flanqués de Mr Djibrill Bassolé – négociateur
en chef de l’Onu et de l’U.A – et du Dr Ghazali Sahaladine, conseiller
spécial du président Omar el Béchir.


C’est
dire à quel point les démarches entreprises depuis maintenant quatre ou
cinq mois dans le sens de mettre en phase les
régimes de N’djamena et de Khartoum et leurs oppositions militaires
sont encore plus porteuses d’espoir que par le passé. Bien que, si l’on
s’en tient au contenu des accords de normalisation
signés il y a une dizaine de jours, à N’djamena entre les deux pays,
les chances de parvenir à une normalisation totale et effective
demeurent encore relativement éloignées.


Éloignées et bien minces dans ce sens quil demeure impossible que les velléités
belliqueuses des rebelles, tant tchadiens que soudanais
, puissent prendre fin sans que ces derniers soient pleinement et sincèrement associés aux
négociations.


Ce qui nécessiterait forcément que chacun des présidents de ces pays « parle » – ou à tout le moins trouve un modus
vivendi – avec ses propres rebelles.


La
solution d’une force d’interposition du genre de la Minurcat ayant
depuis longtemps démontré son inefficacité, ni le Tchad,
ni le Soudan n’en veulent véritablement plus, surtout Idriss Deby
qui a affirmé sans ambages ne plus la voir renouveler son contrat qui
expire au mois de Mars 2010.


Ne reste donc que la solution du Dialogue qui demeure en fait la plus intelligente et la plus pragmatique.


Du
côté des autorités Soudanaises, le dialogue va plutôt bon train à Doha
entre le Dr Ghazi Sahaladine, conseiller personnel
d’Omar el Béchir, et les groupes militaires du Darfour qui, pour la
circonstance, se sont démultipliées en plusieurs myriades d’obédiences,
rendant ainsi les éventuelles négociations plus
compliquées. Et si le MJE, le fameux Mouvement pour la Justice et
l’Égalité est représenté par une forte délégation conduite par Mr Ahmed
Hussein Adan, Abdelwahid Mohammed Nour, chef d’une autre
très importante faction rebelle du sud Darfour qui vit en exil en
France, est absent, mais son mouvement est représenté par de multiples
petits groupuscules qui se caractérisent par la
multiplication de leurs revendications.


Cela n’entamé pourtant pas la volonté de Khartoum d’aller jusqu’au bout de sa volonté d’en finir avec les raids rebelles. Loin
s’en faut.


Difficile d’en dire autant d’Idriss Deby ou de son régime pour qui la question de la rébellion n’a jamais eu pour seules
réponses que la reddition de ceux-ci, leur ralliement pur et simple… ou l’affrontement sur un champ de bataille !


Quoiqu’il
en soit, à en croire des indiscrétions glanées auprès de certains
caciques Libyens, la convocation à Khartoum des
grands responsables de l’UFR ne serait qu’un premier pas vers une
médiation directe que compte mener le guide libyen entre le régime en
place à N’djamena et les différentes fractions
politico-militaires.


Cela est d’autant plus plausible qu’en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine, Mouammar Kadhafi souhaiterait
bien rester, pour la postérité, l’homme ayant réglé le problème de la rébellion tchadienne.
C’est ainsi qu’il se murmure avec insistance que Le Président en
exercice de l’U.A a l’ambition de
mettre le problème de la pacification de l’Est du Tchad à l’ordre du
jour du Sommet de L’U.A qui se tient ce week-end à Adis Abeba.


En effet, le président Kadhafi a souvent été l’artisan de la conclusion de maints ralliements spectaculaires – notamment celui
de Mahamat Nour Abdelkerim en 2007 - ; mais l’homme qui s’est proclamé « roi des rois d’Afrique« 
semble réellement décidé à jouer un rôle déterminant dans ce qui – pour
l’heure – est considéré par Khartoum et N’djamena comme des
« accords de normalisation ».


Ainsi
donc, il ne serait pas surprenant que dans les jours à venir, on
assiste à une implication totale de Mouammar Kadhafi dans
une démarche – sinon « d’apaisement » du moins de conciliation entre
le régime de Deby et les rébellions du Sud et de l’Est du Tchad.


Mouammar Kadhafi réussira-t-il dans cette entreprise qui ressemble à une « mission impossible » tant on sait que les deux camps
sont, chacun en ce qui le concerne, arc-boutés sur des postures rigides ?


En fait, l’opposition armée, bien que fragilisée par de sourdes dissensions internes aura-t-elle la capacité d’aboutir à une
solution acceptable sans trahir ses revendications intrinsèques ?


Mais le plus grave, c’est – et ici cela se dit au conditionnel – qu’il se susurre que Deby serait prêt – à « parler » avec
l’opposition politico-militaire à condition que Timane Erdimi et Mahamat Nouri ne fassent pas partie des interlocuteurs.


Si cela était vrai, les discussions en perspective s’annoncent difficiles à mener.


Il
est vrai que Deby dont on connaît la rancune tenace n’a jamais pardonné
à ses cousins Tom et Timane, non seulement d’avoir
craché dans sa soupe, mais surtout d’avoir pris la tête de la
rébellion armée contre lui. Bien plus encore, Timane Erdimi est coupable
à ses yeux d’avoir unifié les groupuscules rebelles sous le
commandement unique de cette UFR qui a donné plus d’une fois du fil à
retordre à N’djamena et à ses soutiens français.


De même, le maître de N’djamena vouerait une haine féroce à Mahamat Nouri qui fut l’un de ceux en qui il avait jadis mis sa
confiance.    


La question reste donc entière : Kadhafi réussira-t-il à faire fumer le calumet de la paix à Deby et son opposition
politico militaire ?


Cette
opposition a-t-elle aujourd’hui suffisamment de tonus pour profiter de
cette occasion qui s’offre devant elle pour se
présenter en rangs serrés face au régime de Deby – aidé par le guide
libyen -  et faire de ce dialogue, non pas l’acceptation de diktats
imposés, mais une concertation historique au travers
de laquelle leurs revendications fondamentales et historiques
seraient enfin prises en compte ?


Seule
la suite des événements saura nous le dira, mais une chose est sûre :
L’avenir immédiat de l’opposition politico
militaire Tchadienne se joue en ce moment entre Khartoum et Adis
Abeba. Et cet avenir est concentré entre les mains de ceux qui mèneront
les débats. Le vrai problème ne résidera pas dans la
victoire d’un camp sur l’autre, mais bel et bien dans l’intérêt
supérieur du Peuple Tchadien qui n’a que trop souffert.

 


Par A.K | Ndjamena-matin

 

 

Laisser un commentaire

 

Culture Choc |
akdv |
Justice et liberté |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Chez PattCarbo
| Connaissez-vous vos droits ?
| wintershead